Résumé:
"On a dit de moi que j'étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j'ai recueilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d'extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu'une profession - un véritable sacerdoce - m'ont finalement poussée à l'abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cent ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu."
Voici le témoignage de celle qui fut, à maints égards, la dernière incarnation d'un art de vivre séculaire. Jugée digne de devenir l'héritière de la "maison de geishas" la plus prisée de Kyoto, Mineko Iwasaki décide de quitter ses parents pour les sauver de la misère. On lui apprend la danse, la musique, la calligraphie, la discipline. Mais elle découvre peu à peu, derrière les kimonos de soie et les réceptions prestigieuses - où magnats de l'industrie, monstres sacrés du cinéma et têtes couronnées se disputent sa compagnie -, que la condition des geishas, peu instruites et soumises au bon vouloir de leurs clients, n'évolue pas dans le Japon post-féodal...
Mon avis:
J'ai beaucoup aimé ce livre, qui montre la face cachée de la vie de la geisha. On apprend que son beau kimono lui est parfois un supplice, du fait de ses 20 kilos. On apprend que leur attitude doit être parfaite, très codifiée, et que le moindre faux pas peut leur coûter cher. Je recommande vivement ce livre à qui veut plus en savoir sur la culture japonaise et les fleurs de sa société.
Anecdote:
Ce récit a été utilisé par Arthur Golden pour écrire la base de son histoire sur Sayuri, la geisha de Gion. Mineko, la geisha de ce livre, a ensuite été très mal vue au Japon, pour avoir délivré des secrets séculaires sur le monde des geishas à des étrangers. Elle aurait reçu des menaces de mort, par la faute de l'auteur, qui avait promis de taire son nom.
Kosmos
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